vendredi 22 février 2013

Mon petit cobaye

Je suis une mère indigne qui use et abuse de la patience de son enfant.
Elle est mon cobaye préféré...il faut dire que son père est vachement plus difficile à attraper....
C'est donc avec l'aimable participation de la petite fée que j'ai pu réaliser ce petit roman photo....
Donc pour commencer il vous faut un peu de poudre

 Puis du matériel de pro et un citron

 On mélange bien l eau ,la poudre et le citron pour obtenir un truc vert pas trop liquide

 On prend une photo de sa salle de bain ..histoire de se souvenir à quoi  elle ressemblait avant

 oh de la bouillie

 on empêche le minou minou de mettre la papate dedans 

 car sur se blog on ne torture que la gosse..et op la tête à l envers

 bref on constate après application que la baignoire n'est plus aussi blanche

 la gosse fait sa maline

 elle insiste la drôlesse...même avec sur cellophane sur la tête

 beurk

 tiens la petite a changé de couleur

 joli, non?

Voici donc la petite fée dans tous ses états ....capillaires!!!avec de beaux reflets naturels .

Je vous laisse j 'ai une salle de bain à faire briller......................

Ma carrière de Mannequin

J'ai commencé une nouvelle  carrière ....
Et oui...moi à presque 38 ans je viens de trouver ma voie ....je suis devenue MANNEQUIN ONGLE :-()
Je vais vous mettre en ligne mes premières photos...
Soyez indulgents....

Au début ...un peu timide

 Puis j'ai osé la fantaisie
 
 Encore et encore...

 Et même un peu de couleur

  
 Puis j'ai commencé à bien maitriser les ficelles du métier
J'ai fini par oser....

....poser entièrement nue dans mon Bain 


Voila donc en photo mes premiers pas dans  l'univers de l'onglerie ....
Il s'agit de pose de gel UV....
Je n'utilise que des gels monophase sans acide de marque Boneluxe que j achète sur internet....Le but étant de garder mes ongles les plus naturels possible.Je souhaite seulement qu'ils ne cassent plus et qu'ils soient longs ....je n'ai pas utiliser de capsules pour rallonger les ongles.
La première pose de gel c 'est fait sur ongles courts en très fines couches ,puis j 'ai comblé les manques au fur et à mesure de la pousse naturelle de l'ongle....
Un kit complet de démarrage coûte en moyenne 100 euros , mais il est très vite amorti sachant qu'une pose en institue coute dans les 60 euros et que le comblement suite à la repousse des ongles peu coute lui dans les 40 euros...
Il faut au minimum une lampe de 36 W pour une bonne catalysation du gel et un gel de bonne qualité.
Personnellement j'avais déjà fait poser du gel par une professionnelle,ce qui a surement aider pour me lancer....
Il existe sur You Tube de nombreuses vidéos....qui aident ...car nous sommes beaucoup à faire nos ongles... 






samedi 24 novembre 2012

Gâteau d'anniversaire

Vous avez oublié de faire gâteau d 'anniversaire de votre gosse?
Trop tard les magasins sont fermés?
Votre boulanger patissier est parti vivre en Suisse?
Vous êtes stressée par votre travail?
Votre patron vous court sur le haricot?
Vous avez du repassage en retard et votre maison ressemble à un champ de bataille?
Vous avez le teint terne?
Les racines grasses et les pointes sèches?

Pas de soucis j' ai THE solution:

 
gâteau d anniversaire de mon fils Aurélien 7ans...(;-)

4 éclairs à la vanille et une tartelette au chocolat, 5 fleurs en sucre ,des étoiles blanches et jaunes, le tout avec une bonne dose de talent: voila ce qu on peut faire....
Maintenant si tu as appelé ta fille Amber Tiffany Rose ou ton fils Jean François Dominique......Je peux rien faire pour toi.

Miss bricolage

Sur une idée originale de Mim....Zoé a voulu faire du bricolage et créer un petit jardin.
 Voici donc un pas à pas en photos....photos qui datent,ben de presque 6 mois parce qu'une fois de plus le temps s est échappé et j ai pas réussi à la rattraper.....


 Donc pour commencer il vous faut un enfant,une vielle cagette en bois et de la peinture

 Puis il vous faut des bouteilles d 'eau....donc pendant quelque temps nous avons arrêter la bière!!!

 En suite il vous faut un nombre très précis de petits cailloux plus communément nommé gravier

 On poursuit avec une addition de terre de qualité à haut pouvoir nutritionnel : bref du terreau

 Bon là c est le moment que les gosses préfèrent : y en a partout...de la terre, des graines, de l eau....

Et au final avec de belle étiquettes faites à l ordinateur et une plastifieuse.....on obtient ça!!!!!

mardi 12 juin 2012

Written by....

Voila ce que j'ai le plaisir de lire une feuille de classeur....

C'est ce qui se passe quand on donne un texte à trou à ma fille et qu'on lui demande de le compléter à la manière de Georges Duhamel dans les Fables de mon jardin.....

                             La surprise de la lettre C


 Calendula,mes beaux Calendulas vous n'avez plus aucun pouvoir!

 Ah!Que ne suis-je à Calacuccia avec Corinne ou Caroline 

J' ai souvent souhaité de vivre dans ce paysage de rêve, assis sur le C majuscule

Je regardais mes camarades chasser le canard et le cochon avec une carabine que l'on voie appuyée au bord de l'image....

Je vivrais loin des coins,loin des coups ,des cafards,des classes,des clin d’œil et des cobayes cocasses
Le poing sur mon cocotier,perdu dans la contemplation d ' un cocker ou d 'un cocktail
Telle une innocente cocote

Ainsi jusqu'au cœur suprême et jusqu'au codes barre définitif!


                                                                             ZOE

J'aurais du comprendre qu'il y avait un "hic"

Je suis blonde , j 'ai huit parfois onze ans d âge mental....mais j'assume en général, au quotidien cela ne pose pas trop de problème et je reconnais que  j 'ai des ami(e)s...oui j'ai des gens dans ma vie bien qui sont bien sympas....
Par exemple y a NATH, mon 65 au féminin: c est la Nana qui a des pb avec ses lapins sur le coté à droite dans le bandeau du blog....là tout en bas....Et puis j 'ai Mim: alors elle c est une artiste qui s' ignore mais plus pour très longtemps  car on va lui faire un peu de pub... son univers c est ICI ....
Et puis y a MLLE  L....belle ,sportive , blonde (ben oui je sais encore une et avec MIM ça fait trois....ohlala faut qu on fasse gaffe c est limite girl band,bon bref..)
Mlle L ,elle est spécialiste en monte équestre...(expression du cru!!)
L' autre jour ,elle nous propose à moi et à la bande de mioche qui est toujours collée à nos basques de faire une petite activité en plein air,histoire de nous zenifier et de bien respirer.....Elle nous a donc initiés à l art du jardin japonnais....mais en revisitant quelques trucs quand même....C est là que j'aurais du comprendre qu'il y avait un "hic"....


Déjà la taille du râteau aurait du me mettre la puce à l'oreille
 

La taille du tas de sable était maintenant que j y pense un indice clair quant à la nature exacte de l activité proposée
 
 La tête du chat (oui sur la droite c est pas un hamster nain!!) qui se dit whoua super la litière, était un indice limpide quant à la suite des événements

 Pour ceux qui comme moi sont un peu lents ...les chevaux dans le fond de la photos ne sont pas des accessoires play mobil et oui le popo au milieu de la photo doit peser 2 kilos

 Même mon jeune Padawane a voulu prendre les commandes d'un drôle d'engin


 Mais quand on l' a vu décoller direction la voiture de MLLE L ....on a rendu le dit engin à Mister T: le proprio qui lui sait s'en servir....

Bilan de la journée: le soir tout le monde était zen....pas de soucis de ce coté là....sachant que les dimensions officielles d'une carrière de dressage sont de  20m X 40m  ou de 20m X 60m ....à ce jour je n'ai toujours pas osé poser la question suivante: les 14 tonnes 1/2 de sables ont les étales sur 800 m carré ou sur 1200 m carré?


dimanche 22 avril 2012

Dernières Photos....oui encore!!





le bissap

la première fois que j ai vu du Bissap ,bien avant d 'imaginer que ce truc pouvait se boire c 'était il y 18 ans...j'avais donc 10 ans si mes calculs sont exacts...enfin bref c 'était pas hier quoi...whaou déjà 19 ans le temps passe vite quand on s'amuse....
Vous auriez du voir ma tête quand ma mère m'a dit que c’était de la tisane d hibiscus que notre Fatou nous avez fait,elle même,toute seule,rien que pour nous...
Chouette des fleurs qui se boivent....mais bien sur....et après on dit que c est les jeunes qui fument de l herbe:on croit rêver....


Ça sur la photo c est le truc qu on met dans l'eau chaude pour faire une tisane....bref c est des fleurs séchées 


Et ça c est un joli verre de Bissap bien frais ....mais surtout tu n oublies pas de préciser car autrement on va croire que tu te tapes un verre de Boujolais....



 De couleur rouge, le Bissap (encore appelé carcadé ) est la fleur d’une plante de la famille des herbacés appelée oseille de Guinée. Son nom scientifique est Hibiscus sabdariffa...oui je sais ça en jette comme nom... Cultivée dans les zones tropicales, elle est utilisée en Afrique de l’Ouest et dans ma cuisine  pour concocter une boisson très rafraîchissante.
Personnellement je le sucre avec un peu de sucre roux...parfois une touche de miel et parfois je mets une gousse de vanille...
Pour lui donner un peu de peps j ajoute dans mon verre une cuillère à café de de pulpe de pain de singe....euh non je ne dis pas n importe quoi...le pain de singe ça existe....tu me crois pas ....va voir sur google....et après on en reparle...

PS:ne cherchez pas a comprendre pourquoi ce message est sur fond blanc...moi même je n en sais rien...zon tout changer sur le blog ....moi je suis perdue....j'ai encore du appuyer sur le boutonlàoufallaipas....

dimanche 8 avril 2012

le choc des génerations

Je reçois pas mal de vidéos dans ma boite mail....mais je dois avouer que celle là m'a particulièrement faite rigoler....

Clic ici

Si tu rigoles pas c est que tu es la blonde de la vidéo....et là je te comprends...

vendredi 6 avril 2012

Dernières photos


By me


by Zoé


By zoé


By me

Be me

Comment faire de la vie d un super héro un enfer

Pour ceux qui ne le savent pas le super héros de la famille c est lui:

...oh je sais ce que vous allez dire:oh la bonne boubouille qu il a,il a l air sympa...tu parles Charles , ma belle mère aussi avait l air sympa la première fois que je l ai vu et qu elle a cru que je n étais que de passage dans la vie de son fils ( bon là je m égare)....donc pour en revenir à ma bête noire...sachez que j ai tout essayé pour aimer (enfin c est un bien grand mot) cette bestiole....Impossible:il put ,il pète,il écoute rien et il passe son temps à dégueuler son déjeuner...un truc de fou...
Alors j ai décidé de faire de sa vie un enfer....
J ai bien fait des tonnes de recherches sur internet, j ai rien trouvé:on peut pas se débarrasser de son bouledogue français (pas plus que de sa belle mère)sans attirer les foudres de son hom de cromignon... mais on peut améliorer son quotidien avec ça:

Là aussi je sais que vous pensez...petite la bestiole...mais croyez moi,l 'idée c était qu elle allait grandir et que dans quelques mois ça allait être le fight total....genre regardez ce qu elle est capable de faire a une tong:

Bilan la bestiole a bien grandi ....le chien a voulu la boulotter plus d une fois et au final...on a eu droit à ça:


Je suis très déçue....au pire le chien aura une crampe à la cuisse....


samedi 12 novembre 2011

Mayotte et la guerre des Mabawas

Reçu ce matin des nouvelles de mon ancienne vie sur l île de Mayotte dernier département Français...le 101 ième...
Depuis plus de 45 jours la situations est de plus en plus catastrophique pour ceux qui y vivent...Bilan pas une ligne dans les média....
Nos ressortissants se sentent abandonnés par la Métropole et les Politiques...
Voici le témoignage rédigé par un prof de lycée


Regard sur un désastre annoncé

Mardi 8 novembre 2011, Trévani

L’île de Mayotte connait actuellement la plus grave crise de son histoire récente. Taux de chômage en hausse, économie en berne, incapacité à développer le tourisme, inflation croissante, aides sociales insuffisantes, immigration galopante, valse quotidienne des « kwasas », travail au noir, exploitation des clandestins, pression démographique, dilapidation des deniers publics par des collectivités locales, irresponsabilité de certains élus... depuis des années, et malgré les efforts de l’État, tous les indicateurs socio-économiques sont au rouge et cette explosion de violence était prévisible.

Les événements qui secouent l’île depuis plusieurs semaines nous ont atteints particulièrement et profondément. Nous, les Métropolitains, les Domiens… avons été rendus en partie responsables du malaise de la société mahoraise. Nous sommes devenus la cible d’attaques verbales ou de violences physiques. Pas besoin de connaître le shimaoré pour appréhender la substance des mots qui nous sont souvent adressés. Et les exemples sont nombreux de ce que nous avons vécu… À l’heure où j’écris, des collègues ont renvoyé leur famille en Métropole, d’autres craquent nerveusement et quittent l’île, des voisins ont été agressés au shombo, des collègues et amis braqués sur une plage, dans notre lotissement, on ne compte plus les personnes lapidées, les cambriolages se sont multipliés, et on entend tant d’histoires sordides. Combien d’exactions raciales ont donc accompagné cette grève ? Nous voulons connaître la vérité et nous voulons pouvoir en parler. Nous voulons savoir et nous voulons que cela se sache... dans l’espoir que ces terribles « dérapages » ne se reproduisent plus jamais à Mayotte. Je ne parlerai pas ici des rumeurs tellement nombreuses qui ont participé à rendre l’atmosphère anxiogène, mais seulement de quelques événements dont j’ai été le témoin direct ou qui sont avérés.

Depuis deux ans, nous avons tissé des liens particuliers et parfois privilégiés avec des habitants de notre village. Notamment avec notre marchande de légumes sur le marché de Koungou. Un jour où je viens d’acheter mes tomates, un homme s’approche d’elle pour la vilipender. Je retiens deux mots : « grève » et « mzungu ». Le lendemain, nous débattons longuement pour acheter du poisson. Toute la pêche est « réservée ». Notre insistance nous permet de nous procurer deux barracudas et quelques sardines. Depuis le 20 octobre, les jeunes et les femmes qui arpentaient quotidiennement, matin et soir, la résidence pour vendre fruits et légumes ne viennent plus. Je me doute qu’ils reviendront après le conflit. Leur a-t-on demandé d’affamer les wazungu ? Où est passé le jeune Bacar à qui nous offrons régulièrement des biscuits ? Dans le village (Trévani), on ne nous regarde plus, les hommes ne répondent plus à nos saluts (sauf exception !). Le ton monte quand nous passons devant des groupes d’adultes. Un soir, on refuse de me vendre du gaz.

Le mardi 27 septembre, à hauteur du village de Longoni, je me rends au travail à bord de la voiture de notre CPE, un flot de jeunes se jette sur nous, entoure la voiture, nous immobilise avant de nous secouer sous le regard impassible voire amusé des adultes, alors que plusieurs voitures circulent librement devant nous, conduites par des Mahorais. Dans la foule, je reconnais un de nos élèves. Je l’appelle, lui serre la main et lui demande de dégager la voie. Cette fois, nous passons.

Le mardi 25 octobre, je me rends au travail à Dzoumogné. Je suis arrêté à l’entrée du pont où le contact a commencé entre les jeunes du village et les gendarmes mobiles. De toute évidence, le barrage du pont a été préparé durant la nuit. Des milliers de pierres ont soigneusement été engrangées par les adultes. Toute la matinée, les gendarmes, venus dégager le pont et protéger la station-service, sont lapidés par des garçons dont les plus jeunes ont à peine 8 ans. Est-ce la place d’enfants ? Aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que seuls les enfants « sans parents » ont participé à ces caillassages et que les adultes Mahorais ne peuvent empêcher les petits de créer des barrages et de lapider. C’est faux. Ce sont les mêmes qui, dans les jours qui ont suivi, pillent les boutiques du village, retournant tranquillement chez eux (au vu et au su de tous !), pour apporter aux parents des sacs remplis de leurs rapines. Des adultes connus des villageois les envoient au front. Certains jeunes ont bu (on leur a offert de l’alcool !), d’autres sont sous l’emprise de drogues. J’ai essayé de discuter avec l’un d’eux. Ses yeux étaient injectés de sang, son regard était vague et il bafouillait. Un autre me raconte que leur instituteur leur a dit de « faire la guerre aux Blancs ». Comment peut-on envoyer des petits face aux gendarmes ? S’agit-il d’une des formes les plus basses de la lâcheté ? Comment éviter ensuite l’inévitable, c’est-à-dire que des enfants soient blessés ? Va-t-on une fois pour toute dire à ces adultes que lapider est un crime ? Ce mardi noir, je suis resté près de deux heures en observation en retrait de la compagnie de mobiles avant de rentrer chez moi, dégoûté.

Le 26 octobre matin, je me rends à pied sur un barrage à Trévani pour dialoguer avec les jeunes et tenter de comprendre. Je leur demande pourquoi ils font ça. « On lutte contre l’État », me répond l’un d’eux sans autre explication rationnelle. Ils ne savent pas pourquoi ils se battent. En revanche, ils cherchent l’affrontement et sont eux aussi manipulés par des adultes de Koungou. L’après-midi, voyant que les forces de l’ordre ne dégagent pas les barrages (au nombre de 4 entre Trévani village et l’hôtel Trévani), une horde d’enfants, accompagnés et excités par des hommes en voiture en provenance de Koungou, traverse le village de Trévani et se rend à l’hôtel pour lapider les mobiles. Dans le lotissement, c’est la panique. Le repas de l’association est interrompu. Beaucoup pensent qu’ils viennent nous attaquer ! Dans la soirée, je discute avec d’autres jeunes qui m’avouent qu’ils veulent l’argent de la France mais pas les Français. « Les Blancs, dehors ! ». Nous ne sommes pas les bienvenus à Mayotte ? Ce discours, je l’avais déjà entendu en 2007, alors que j’étais en mission à Mayotte en tant qu’écrivain. Il est récurrent et hélas trop fréquent.

Le 27 octobre, je quitte mon domicile à 5 H 40 dans l’espoir d’atteindre Dzoumogné. Je slalome entre les barrages puis, à hauteur de l’hôtel Trévani, deux gendarmes mobiles m’arrêtent et me suggèrent de rebrousser chemin. Je rentre chez moi. Vers 10 H 30, je roule vers Koungou. Un barrage dérisoire, gardé par des enfants (entre 8 et 14 ans) barre la route devant le collège. Je suis avec ma femme en moto. Nous faisons demi-tour quand un petit (8 ans) ramasse une pierre pour nous la jeter. Nous essuyons ainsi plusieurs tirs qui, fort heureusement, ne nous atteignent pas. Le même jour, vers 15 H 30, on entend des cris, l’hélicoptère tourne autour de Trévani. Une collègue reçoit un SMS d’une ancienne élève et nous le lit. En substance, « attention madame, les adultes vont s’attaquer aux Blancs car les gendarmes ont tabassé un Mahorais ». Vent de panique dans la résidence. On rappelle les enfants à l’intérieur des appartements, en essayant de ne pas les affoler. Mais comment ne pas les inquiéter ? Certains adultes de la résidence sont désormais incapables de se contrôler, la psychose s’est installée. Un peu plus tard, on nous confirme que des gendarmes ont tabassé un homme qui travaillait tranquillement dans son champ ! Comment peut-on diffuser et avaliser de telles inepties ?

Autour de nous, certains sont angoissés et vivent très mal tout ce qui se passe. Pour les rassurer, nous communiquons beaucoup entre nous, enseignants, amis. Nos familles en Métropole nous demandent de quitter l’île. Plusieurs fois par jour, nous avons notre hiérarchie au téléphone et essayons de faire le point. Un collègue renvoie sa fille ainée en Métropole sans savoir si c’est une bonne décision. Une voisine décide de fuir à la Réunion. Autour de nous, des familles sont en détresse, par manque de réserves, par crainte pour les enfants, pour avoir subi des violences. Le 6 novembre soir, un voisin est attaqué au shombo : il parvient à faire fuir ses agresseurs…

Durant plus d’un mois et demi, nous avons circulé avec difficulté, parfois dans des conditions non sécurisées, nous n’avons pas pu nous ravitailler, nos enfants et nos élèves n’ont pas pu étudier. Nous avons été lapidés sur les barrages car nous voulions nous rendre sur notre lieu de travail et exercer notre métier. Ces entraves aux libertés publiques et aux libertés fondamentales sont inadmissibles. Comment ose-t-on parler ici de démocratie et de République ? Que dire de l’attitude provocatrice des médias et en particulier de Mayotte première, qui, jusqu’au journal du mercredi 26 octobre, a donné une vision souvent déformée et unilatérale des événements, insistant sur certains faits, attisant quotidiennement la haine ? Comment expliquer que les informations transmises en shimaoré ne correspondaient pas toujours aux informations données en français ? Désinformation est un mot bien faible… Que dire des rumeurs véhiculées par SMS et qui ont souvent mis le feu aux poudres ? Et comment expliquer que nous ayons été intégralement ostracisés de la société civile mahoraise pendant la durée des événements ? Que dire de l’attitude d’élus capables de demander la démission d’un préfet, d’inciter les manifestants à barrer les routes, de pourfendre les forces de l’ordre et leur action légitime, de pousser des concitoyens au mépris des lois de la République ? Que dire de celle de certains religieux appelant parfois à la violence ? Que dire de syndicats qui refusent leurs collègues à la table des négociations ? Que dire surtout de l’attitude de délégués syndicaux qui portent en partie la responsabilité de cette catastrophe humaine, économique, sociale et environnementale dont Mayotte ne se remettra pas ainsi ? Comment des adultes, des parents, des instituteurs, des maires, des policiers municipaux, des religieux ou des gens de foi qui se rendent à la mosquée quotidiennement peuvent-ils être aussi aveugles pour accepter, voire provoquer ces débordements de violence ? Quel est le sens du mot « éducation » pour ces hommes et ces femmes qui envoient des petits sur les barricades ? Quelles valeurs prônent-ils ? Quel avenir et quel devenir veulent-ils pour leurs enfants et pour leur île ?

Demain, quand la colère sera passée, les sourires reviendront sur les visages. On fera tout pour effacer ces événements de la mémoire collective et faire semblant de retrouver une vie normale. Mais doit-on oublier ? Peut-on oublier ? Non. Je voudrais rouvrir ici une page d’histoire, hélas trop récente, mais oubliée de tous. Le jeudi 28 mars 2008, terreur sur Mayotte. Rappel des faits : Attoumani Bacar (surnommé « le chien »), dictateur anjouanais, est renversé par le pouvoir central de l’Union des Comores. Il s’enfuit et se réfugie à Mayotte de peur d’être lynché. La France le protège et l’envoie à la Réunion. Réaction immédiate des immigrés anjouanais de Mayotte : des milliers de personnes, surtout des clandestins, manifestent à Mamoudzou, demandant le retour à Moroni du dictateur pour y être jugé. D’autres veulent tout simplement sa tête. La France n’accepte pas de se laisser dicter ce qu’elle doit faire par la foule. Les manifestations dégénèrent et se transforment très vite en « chasse aux Blancs ». Les bandes incendient, pillent, armées de couteaux, de sabres et de barres de fer. Ils s’en prennent aux wazungu, les lapident, attrapent ceux qu’ils peuvent, les traînent sur le sol et les rouent de coups. Mon beau-frère se trouve à Mamoudzou. Panique. Comment sortir de ce piège ? Dans les communes du nord, on n’est au courant de rien. Mamoudzou est à feu et à sang. Le bruit circule : un Blanc a eu le bras coupé d’un coup de shombo, un autre est mort. Vérité ? Rumeur ? Plusieurs familles regagnent la Métropole. Définitivement. Ces exactions ont un relent de déjà vu. Massacre à la machette, racisme exacerbé. Règlement de compte interethnique. Dans les premières heures, pas un policier en vue. Pas un gendarme. Ils ne sont pas préparés. Les enfants sont à l’école, au collège, les parents paniquent. Une femme est sauvée de justesse par des Mahorais courageux. La haine est virulente. Les manifestants clament : « Après les Mzungus, ce sera le tour des Mahorais ». Quelques jours plus tard, c’est l’apaisement. Le coup de sang de la population est passé. Les acharnés d’hier sont désolés. Ils ne voulaient pas. Ils regrettent de s’en être pris aux wazungu. Ils promettent que cela n’arrivera plus jamais ! Plus jamais ? Mais ce genre d’événement vient de se reproduire. Et il se reproduira encore, encore et encore si rien n’est fait. La cause (je devrais dire l’étincelle) ne sera jamais la même. Aujourd’hui, il s’agissait d’une grève « légitime » contre la vie chère qui a dégénéré. Et demain ? Le refus de se soumettre à la solidarité nationale en payant des impôts ? Aujourd’hui, la cellule de crise de la préfecture a montré qu’elle était prête à réagir contre ce type de débordement spontané. Et l’action des gendarmes a été exemplaire, leur coordination d’une efficacité sans faille. Je me suis souvent entretenu avec eux près des barrages, sur le bord des routes. Leur présence est rassurante pour nos familles. Je les félicite et les remercie. Mais ne serait-il pas temps de mettre tous les habitants de Mayotte à l’abri de tels excès de violence ?

Il est urgent aujourd’hui de faire le bilan de ce que nous avons tous vécu, Métropolitains et Mahorais, et surtout d’ouvrir un dialogue authentique entre nos sociétés et nos cultures, la République et Mayotte. Car tout ce gâchis est le résultat d’une forte incompréhension entre citoyens d’un même pays. Les freins qui empêchent Mayotte de se développer sont nombreux. Nous les connaissons tous. Ensemble, nous devons agir, en commençant peut-être par ouvrir un grand débat, en initiant de véritables assises du développement et de l’intégration de Mayotte à la République et à l’Europe. Enfin, en ce qui concerne les enseignants et tous les fonctionnaires, il serait sans doute temps de nous permettre de rester aussi longtemps que nous le souhaitons pour favoriser notre intégration à la population, laisser grandir nos enfants avec les enfants mahorais, pérenniser des engagements et des actions au niveau associatif, sportif et culturel, encourager notre participation aux différents scrutins républicains.

À l’heure où j’écris ces lignes, le conflit n’est pas encore terminé. J’éprouve une grande lassitude…

Yves-Marie Clément

Professeur de lettres-histoire LPO Dzoumogné

mardi 27 septembre 2011

Tu peux m 'appeller comme tu veux

Oulala je vais mettre les pieds dans le plat en réagissant sur un sujet d actualité....à bas les Mademoiselles ,vive les Madames....et oui les Monsieur sont Monsieur toute leur vie...

En Français, mademoiselle ne constitue pas un élément de l'état civil. Ce terme se référe à une femme qui n'est pas encore mariée ou qui ne l'a jamais été. Beaucoup utilisent tout simplement Mademoiselle pour les jeunes filles, et appellent une femme Madame dès hésitation dans l'âge.

La distinction Madame/Mademoiselle n'est régie par aucun texte. En France la réponse ministérielle no 5128 du 3 mars 1983 (in J.O. Sénat du 14 avril 1983, page 572) arguant du caractère discriminatoire qu'une telle disposition aurait vis-à-vis des hommes à qui l'on s'adresse par Monsieur, indépendamment de l'âge ou de l'état civil incite les administrations à se conformer au choix des intéressées, Madame semblant employé par défaut s'il n'est pas connu....(copier coller de Wikipedia...)

oui,oui...j ai beau me dire qu'on peut tout comprendre,que chacun à son combat,que ce qui parait intolérable pour certain peut être acceptable pour d autre....
Cependant au moment ou j écoutais le discours d'une représentante féministe,voila ce qu'on pouvait lire sur le bandeau inscrit en gros titre:
URGENT:Une fillette de 10 ans est décédée dans son école suite a coup de pied dans le thorax...

Pourquoi je raconte tout ça,
Et bien parce je me dis que parfois au lieu de se prendre la tête avec des mots,des désignations qui semblent discriminatoires et qui le sont peu être pour certaines je veux bien en convenir...il me parait évident que nous ne sommes toujours pas capable de faire comprendre à un être humain que balancer un coup de pied dans le thorax d'un autre être humain est tout simplement dangereux,irrespectueux,violent et inutile....

Personnellement l'annonce quasi simultanée de ces deux faits m ' a fait bondir...a force de comparer sans cesse les pommes et les oranges...de couper les cheveux en quatre....personne ne semble avoir appris homme ou femme à se respecter en tant qu 'être humain à part entière ...a avoir du respect pour la vie tout simplement.....

dimanche 10 juillet 2011

holidays....ohoohh Holidays

Non je ne suis pas fan de Polnareff....j essais juste d'être en vacances...le problème c est que les vacances ne veulent pas de moi...
l hom de cromignon lui il a pigé de suite que les vacances s'était pas fait pour nous.
J ai pensé qu'en partant sans lui cela pourrait conjurer le sort :hé bien non!!!!
Je suis bien partie en vacances sans lui et ma valise , et bien elle est partie sans moi!!!!
Pas de bagage a l aéroport...23 kilos de choses totalement indispensables volatilisées....
JE SUIS DÉGOUTTEE....
Y a un site qui s appelle vacancedemerde.com...je pense que je vais soumettre ma candidature....

mercredi 15 juin 2011

Dieu....que j 'aime cet Homme








Voici donc en photo ce qui occupe une partie de mes nuits....depuis que je le connais,j ai refilé mes closer à Ginnie et j ai même arrêté Harry Potter: c'est pour dire....
Pour vous mettre l'eau à la bouche....voici un court extrait du voleur d 'ombre
de Mr Marc Levy....

....."Tu verras, tout va bien se passer..."
Rentrées des classes.Adossé à un platane,je regardais les groupes se former.
Je n'appartenais à aucun d'eux.....Ceux qui ont changé d 'école ont dû connaitre ces matinées de septembre où;gorges nouées,on ne sait que répondre à ses parents quand ils vous assurent que tout va bien se passer.
Comme s'ils pouvaient se souvenir de quelque chose!Les parents ont tout oublié,ce n est pas de leur faute,ils ont juste vieilli....